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LES RECIFS MENACES
Les perturbations d’origines anthropiques
La pollution agricole émane de l’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires en Martinique (canne, banane). L’excédent de ces produits est transporté par les eaux de pluie jusqu’à la mer.
Les élevages de porcs produisent 35 000m3 de lisier par an qui participent probablement à l’enrichissement du milieu marin en matières azotées.
L’industrie produit des déchets retrouvés dans la colonne d’eau et dans des organismes bio-accumulateurs. Parmi ces déchets sont présents entre autres des hydrocarbures et des métaux lourds (plomb, zinc, cuivre).
La pollution d’origine domestique pose problème en Martinique. La configuration géologique de l’île rend difficile le raccord des habitations au réseau d’assainissement collectif, et lorsqu’il est possible, la vétusté des stations d’épuration entraîne un mauvais traitement. La qualité des eaux littorales est directement menacée par ces rejets. Les macrodéchets provenant de négligences ou de décharges sauvages et emportés par la pluie ou le vent, sont également visibles sur les fonds marins.
Les dégradations physiques sont dues aux travaux maritimes (aménagements portuaires, dragage, urbanisation…), jets d’ancres sur le récif, activité des plongeurs inexpérimentés.
L’hypersédimentation est un problème majeur en Martinique, amplifié par le relief montagneux, les fortes pluies et la destruction progressive de la mangrove jouant le rôle de filtre à particules.
La pêche côtière ou « petite pêche » est concentrée sur le plateau insulaire. La taille réglementaire des mailles des casiers n’est généralement pas respectée, se traduisant par une capture multispécifique non sélective de poissons juvéniles.
La caractérisation et quantification de ces diverses pressions à fait l'objet d'un
rapport en 2004.
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