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ECOSYSTEMES MARINS MARTINIQUAIS : LA MANGROVE
La mangrove en Martinique est une formation forestière strictement littorale composée de
palétuviersLe palétuvier est un arbre tropical vivant en colonies le long du rivage. Ses adaptations physiologiques et morphologiques lui permettent de se développer sur un substrat meuble et anoxique spécifique des mangroves. Il existe 5 espèces de palétuviers en Martinique.. Elle ne se développe qu’en zone tropicale dans des conditions environnementales très contraignantes : sols anoxiques, eau saumâtre, température supérieure à 16°C, substrat meuble (sableux, argilo-vaseux). Pour vivre dans ces conditions extrêmes les palétuviers ont développé de nombreuses adaptations physiologiques :
racines aériennesLes racines aériennes permettent aux palétuviers d’éviter l’asphyxie (en respirant hors de l’eau avec ses pneumatophores) et de se stabiliser dans le sol meuble., pneumatophoresLes pneumatophores sont des excroissances aériennes des racines qui assurent les échanges gazeux de la respiration entre les tissus de l’arbre et l’air., glandes à selLes glandes à sel situées sur les feuilles de certaines espèces permettent de concentrer le sel en excès dans l’organisme et de le rejeter sous forme de cristaux..
La mangrove pousse dans le fond des baies abritées, essentiellement dans le sud de la Martinique. Sa surface totale sur l’île est d’environ 1800 ha.
Le changement des conditions environnementales au fur et a mesure que l’on s’éloigne de la mer induit une
zonation de la mangroveLe palétuvier gris (Concarpus erectus) se développe du côté terre de la mangrove. Les palétuviers noirs (Avicennia marina) et blancs (Laguneularia racemosa) sont adaptés à la zone de balancement des marées. Le palétuvier rouge (Rhizophora mangle) colonise le milieu marin grâce à ses racines échasses. avec une succession d’espèces.
La présence de cette foret est essentielle : l’enchevêtrement des racines permet de filtrer et décanter une grande partie des sédiments d’origine terrestre (et ainsi de retenir la plupart des polluants). Beaucoup d’espèces animales (crustacés, mollusques, poissons, éponges…) et végétales (épiphytes) l’utilisent comme niche écologique. La mangrove est aussi le lieu privilégié de développement de nombreuses formes larvaires et juvéniles. Elle assure également la stabilisation du trait de côte.
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